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Le
sport façon bavaroise
Avec
ce nouveau modèle, l'appelation sport vient de prendre une nouvelle
dimension chez BMW . Une sportive comme on n'en a jamais vu à
Münich, aux solutions techniques directement empruntés à
la compétition,
et équipée comme c'est pas permis. Voici la HP2 Sport,
troisième modèle de la famille après la HP2 Enduro
et la HP2 Megamoto.
Les adeptes, fans ou spectateurs des courses d'Endurance connaissent
déjà cette moto. En effet, elle a déjà fait
son baptême du feu et ses preuves sur des courses cette année,
tels les 24 heures du Mans, les épreuves de Barcelone, Oschersleben
et récemment le Bol d'or. Ainsi, certains observateurs pressentaient
la mise sur le marché de cette moto - mais personne ne pensait
que BM irait aussi loin dans la conception de cette machine pour la
série ; car entre le proto d'endurance et la version de série,
il y a vraiment... peu de différences :
Le flat twin atteint désormais le régime
de 9 500 tr/mn et crache 130 chevaux. Pour atteindre ces régimes
supérieurs, les culasses du bicylindre ont été
revues de fond en comble et soumises à des test encore plus poussés.
Deux arbres à cames en tête entraînés par
chaîne et des soupapes actionnées par des linguets ultra
légers permettent
désormais de faire tourner le moteur à un régime
maxi supérieur de 700 tr/mn à celui de la R
1200 S. Les quatre soupapes en disposition radiale assurent des
chambres de combustion très compactes, si bien qu'il a été
possible de renoncer à la deuxième bougie d'allumage utilisée
jusqu'ici sur les modèles R. Le taux de compression est de 12,5
à 1. BM recommande du SP 98 comme carburant mais le moteur accepte
le 95. La disposition horizontale des arbres à cames implique
deux particularités : chaque arbre commande une soupape d'admission
et une soupape d'échappement et les cames sont de forme conique.
Pour augmenter le débit des gaz, le diamètre de la tête
des soupapes a été porté de 36 millimètres
à 39 côté admission et de 31 millimètres
à 33 côté échappement. Les conduits d'admission
ont été optimisés par usinage. La technique de
commande par linguets fait appel comme sur les moteurs de la K 1200
à des cales placées sur les soupapes.
Outil incontournable de le compétition, le shifter fait son apparition
pour la première fois en série sur une machine. BM devance
les japonais et les italiens sur leur propre terrain (adaptation des
solutions racing pour la série). Ce système permet
de monter très rapidement les rapports sans couper les gaz ni
débrayer. Si le pilote actionne le sélecteur, la gestion
moteur électronique agit sur l'angle d'allumage et couple l'injection.
La chaîne cinématique passe donc «en charge réduite»
pour le passage du rapport qui peut alors être effectué
très vite sans actionner l'embrayage. Le shifter fonctionne tant
selon la grille de changement des vitesses normale que, sur demande,
selon la grille inversée pour la course (capteur de pression
dans la gamme des accessoires). En revanche, si le pilote actionne l'embrayage,
le système n'entre pas en action. Quelle que soit la situation,
la moto laisse donc au pilote la décision s'il veut faire appel
au shifter ou non
Le système de freinage de la nouvelle BMW HP2 Sport fait appel
à des étriers Brembo monoblocs (comme sur la Ducati
1098) à quatre pistons montés radialement,
mordant des disques de 320 mm de diamètre. Le vissage radial
est effectué au moyen d'un nouvel ergot en fonte situé
sur la partie inférieure du Telelever. La roue arrière
est calmée par un étrier flottant à double piston.
Sport oblige, les durites de frein sont de type aviation. En option,
BMW propose un ABS adapté à l'utilisation sportive. Le
système s'est vu optimiser quant à sa fonction anti-décollage
de la roue arrière. Un capteur de pression supplémentaire
intégré au circuit de freinage avant permet une régulation
plus fine du système et évite que le boîtier électronique
n'ouvre trop tôt le frein avant lorsque la roue arrière
est fortement délestée. Le pilote a toutefois la possibilité
de déconnecter l'ABS lorsqu'il se rend sur circuit.
Le combiné d'instruments monté de série
sur le cockpit de la BMW HP2 Sport est un petit bijou de technologie,
développé en coopération avec la société
2D Systems ( dont les systèmes sont également mis en ouvre
pour la saisie et l'analyse des données en GP ). Le combiné
dispose d'un grand visuel numérique et de différents modes
de fonctionnement. Il est commandé à l'aide de deux contacteurs
sur le commodo gauche.
- En mode Route, le pilote se voit afficher des informations
typiques, telles que le régime, la vitesse, l'heure, le kilométrage,
l'autonomie restante et le temps écoulé, et reçoit
des informations sur la phase de mise en température du moteur.
- En mode Racing, le visuel affiche des indications
par exemple sur
les temps au tour, le régime maximal, la vitesse de pointe ou
le nombre de passages de rapports. Les données mises en mémoire
peuvent aussi être lues sur un ordinateur portable. Dans sa partie
supérieure, le combiné d'instruments intègre de
plus huit diodes pouvant être utilisées pour indiquer le
régime ou comme shift-lights. En plus d'autres fonctions, les
informations affichées peuvent être programmées
librement. Enfin, le combiné d'instruments GP offre de nombreuses
possibilités d'extension. Ainsi, il est possible de brancher
des laptimers (chronomètrent les temps par tour) avec unité
émettrice/réceptrice, tracking GPS ou enregistreur de
données sur une entrée supplémentaire.
Le té de fourche supérieur ainsi que les deux
guidons-bracelets bridés, réglables sur l'axe vertical,
sont des pièces forgées raffinées en aluminium
fraisé dans la masse. A ce niveau, on trouve aussi le maître-cylindre
de frein ainsi que l'émetteur d'embrayage à piston radial,
qui sont fixés à l'aide de brides à serrage rapide,
à l'instar de ce que l'on trouve dans la course.
Un ensemble de belles pièces, installées pour
le plus grand bonheur des amateurs et des professionnels
de la course. Avec toutes ses modifications techniques, le poids à
sec de cette BM n'est que de 178 kg, et 199 en ordre de marche sans
le carburant, ce qui en fait une allemande quasiment aussi légère
qu'une japonaise. Cette perte de poids ainsi que diverses adaptations
racing vous permettent d'avoir une compé-client entre les mains.
Moins de kilos = plus de vivacité. Alors, on met ce qu'il faut
: un carénage en fibre de carbone, une coque arrière monopièce
et autoporteuse, un cadre treillis en acier revu en conséquence
et de nouvelles roues matricés encore plus légères.
Question efficacité, la HP2 Sport sort le grand jeu. Les systèmes
de suspension Telelever et Paralever sont complétés par
un ensemble Öhlins réglable dans tous les sens. L'amortisseur
arrière permet également de régler l'assiette de
la moto. Un étagement de boite revu, plus serré, permet
de conserver toute la gniak du moteur dans les rapports intermédiaires.
Et pour assurer des performances durant plusieurs heures, l'ergonomie
n'est pas resté à la traîne. Des repose-pieds réglables
par excentrique vous calent vos bottes aux petits oignons, et pas mal
de choses sont ajustables sur la HP2 : sélecteur et levier de
frein, guidons-bracelets en aluminium matricé fraisé réglables
sur plusieurs
axes et leviers Magura à maître-cylindre radial ( pour
le frein et l’embrayage ) réglables en profondeur.
Pour sortir 130 chevaux tout en assurant une fiabilité digne
d'une machine d'endurance
(qu'elle représente), outre les modifications cités plus
haut, de nouveaux pistons matricés et allégés de
haute résistance ainsi que des bielles adaptées prennent
places dans les cylindres.
La forme des naseaux typiques aux productions bavaroises s'est vu agrandie
et optimisée en soufflerie pour mieux refroidir les 2 radiateurs
d'huile implantés derrière. La canalisation de l'air et
une évacuation optimale de la chaleur ont été particulièrement
étudié.
La chasse au poids s'est faite partout. Mais fidèle
à sa philosophie de respect de l'environnement, la marque a pris
soin d'installer un pot catalytique trifonctionnel,
même si cela coûte quelques kilos. Autour de lui, tout est
pensé course : une valve à l'échappement est là
pour renforcer la courbe de couple. En sortie des culasses, la ligne
d'échappement passe désormais sous le moteur pour améliorer
la prise d'angle. Le pot, très design, est censé délivré
un rugissement sonore impressionnant typique au Boxer. A voir... mais
s'il existe en option le même pot que celui utilisé en
Endurance, ce sera un choix à faire absolument : au Bol d'or,
le proto dégageait le même barouf que celui d'un moteur
d'avion de la seconde guerre mondiale. A vous hérisser le poil
;-)
La HP2 Sport serait-elle la réponse de BMW à la compétition
? Non, pas encore. Cette moto n'a pas été conçu
pour rivaliser avec une GSX-R
ou une R1 sur le plan des
performances sur circuit ou en course. Il s'agit d'offrir à des
passionnés l'ultime évolution de la sportivité
du Boxer pour la piste. Quelque chose d'exclusif, au goût racing
très prononcé... l'apogée d'un défi que
s'était lancé BMW.
M.B
(Powered by Motoplanete - photos
constructeur)
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Moteur
| - Type: Bi-cylindre boxer à plat,
4 temps, deux arbres à cames en tête avec linguets
, quatre soupapes radiales par cylindre, arbre d'équilibrage
central |
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| - Refroidissement : par air et huile |
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| - Cylindrée : 1 170 cm3 |
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| - Alésage x course : 101 x 73 mm |
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| - Taux de compression : 12.5 : 1 |
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| - Puissance : 133 ch ŕ 8 750 tr/mn |
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| - Couple : 11,5 mkg à 6 000 tr/mn |
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| - Lubrification : carter humide |
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| - Admission : nc |
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| - Embrayage : Monodisque à sec, à commande
hydraulique |
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| - Allumage : Electronique et digitale |
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| - Mise en route : Démarreur électrique
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| - Transmission : Six vitesses à crabots |
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| - Transmission finale : Par cardan |
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| - Batterie : 12 V – 14 Ah |
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| - Capacité du réservoir d'huile : nc |
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Partie cycle
| - Cadre : 3 éléments, avant
et principal en tubes d’acier, élément
arrière et carénage avant autoporteurs en CFRP,
moteur à fonction porteuse |
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| - Suspension avant : Fourche Telelever BMW motorrad
règlable en compression et détente |
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| - Débattement roue avant : 105 mm |
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| - Suspension arrière : monobras oscillant (Paralever
BMW motoradd) pré-contrainte réglable en roulant.
Détente, compression, et hauteur du véhicule
ajustables |
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| - Débattement roue arrière : 120 mm |
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| - Frein avant : Double disque flottant, Ø 320
mm, étriers radiaux 4 pistons |
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| - Frein arrière : Simple disque Ø
265 mm, étrier flottant à double pistons |
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| - Roue avant : En alliage léger 17" |
| - Pneu avant : 120/70 - ZR 17 |
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| - Roue arrière : En alliage léger 17” |
| - Pneu arrière :190/55 -ZR 17 |
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Dimensions
| - Longueur hors tout : 2 135 mm |
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| - Largeur hors tout : 750 mm |
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| - Hauteur hors tout : 1 135 mm |
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| - Hauteur de selle : 830 mm |
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| - Empattement : nc |
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| - Garde au sol mini. : nc |
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| - Poids à sec : 178 kg - tous pleins faits :
199 kg |
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| - Capacité du réservoir d'essence : 16
L |
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| - Capacité de la réserve : 3 L |
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| - Angle de chasse : nc |
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financer cette moto
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LES
PLUS |
- Efficace
- Shifter de série
- Instrumentation de pointe |
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LES
MOINS |
- Exclusive
- Prix |
La
concurrence
Performances
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| - Vitesse maxi : + de
200 km/h |
| - 0 à 100 km/h : nc |
| - 0 à 200 km/h : nc |
| - 400 m DA : nc |
| - 1 000 m DA : nc |
- Conso moyenne : 4,5 L (90km/h)
5,8 L (120km/h |
| - Autonomie : nc |
Tarifs
du neuf et de l'occasion |
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Neuf : 18 000 € (estimé) |
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Fréquence
entretien |
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| - Vidange : 10 000 km |
| - Filtre à huile : 10 000
km |
| - Filtre à air : 20 000 km |
| - Jeu aux soupapes : 48 000 km |
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